Nous sommes en Chine sous le règne de l’empereur Kangxi de la dynastie Qing. Une grande partie de la population est tyrannisée par une minorité d’envahisseurs mandchous.

Ceux-ci défendirent l’utilisation des armes à tous les civils, et prirent le contrôle de toute la Chine. Le kung-fu, arme de la révolte, fut interdit.

Les Mandchous adoptèrent la culture de la grande masse chinoise. Ils respectèrent le temple Shaolin, symbole de la religion bouddhiste.

Secrètement, le sanctuaire fut transformé en camp d’entraînement pour les révolutionnaires. Le kung-fu n’était pas mort !
Une femme, Ng Mui, entrait au monastère pour y étudier les écrits sacrés du bouddhisme et se perfectionner dans l’art du poing, comme il était coutume à l’époque.

Après quelques années de pratique avec les plus grands maîtres, on fit d’elle une nonne du monastère. Le style que Ng Mui apprit, alliait la force à la souplesse, mais était dur pour une Femme. Il faut dire que l’enseignement était très physique.

On ignore de qui Ng Mui fut l’élève.
Certaines sources en font l’héritière, avec Bak Mei, du général Ngok Fei (Yue Fei), qui serait à l’origine des systèmes Xingyiquan, Yingzhaopai et Ngok Gar Kuen ; celui-ci diffusa ses méthodes dans les temples taoïstes du mont Emei notamment, où les moines se les transmirent de génération en génération.

On cite aussi Ng Mui comme fondatrice, outre du Wing Chun Kuen, de styles tels que le Mui Fa Kuen (« Poing de la fleur de prunier »), le Lung Ying Kuen (« Boxe du dragon »), Le Chu Gar Tong Long (« Mante religieuse de la famille Chu »), le Gao Kuen (« Boxe du chien »), le Bok Hok Kuen (« Boxe de la grue blanche »), et le Ng Mui Pai (« école des 5 prunes »).

Certains pensent qu’elle était nonne bouddhiste non pas au monastère de Shaolin du Henan, mais à celui du Fujian, voir nonne taoïste sur le mont Wudang (province du Hebei).

Certains pensent que Ng Mui serait plutôt à l’origine du Bok Hok Kuen (« Boxe de la grue blanche »). Elle aurait assisté à la lutte d’un renard et d’une grue blanche, et aurait par la suite créé un style qu’elle nomma Bok Hok Kuen.

Malheureusement,les Mandchous qui avaient eu vent des pratiques des Révolutionnaires dans le temple, réussirent à comploter et persuader certains moines du temple de trahir leurs compagnons en mettant le feu à l’interieur du monastére, le rendant ainsi plus vulnérable aux attaques exterieures de l’armée mandchoue.

Ng Mui parvint à s’enfuir, accompagnée des abbés Chi Shin, Pak Mei et, des maîtres Fung To Tak et Miu Hin. Pour ne pas être pris ensemble, ils se séparèrent et prirent des chemins différents.

Ng Mui, forte de son expérience dans l’art du poing, entreprit de simplifier le système pour l’adapter aux particularités physiques d’une femme, mais aussi pour le rendre plus rapide à apprendre en vue de combattre le gouvernement hostile.

Ng Mui se réfugia dans le temple de la grue blanche sur le mont Tai Leung.
En allant faire des courses pour le temple dans le village Daliangshan, elle fit la connaissance d’une jeune femme, Yim Wing Chun.

La beauté de Yim Wing Chun attira l’attention d’un tyran local qui essaya de la forcer à se marier avec lui !

Ng Mui, appréciant Yim pour son intelligence et son esprit admirable, décida de l’initier à son art, pour qu’elle puisse se défendre contre ce tyran.

Ng Mui repris son voyage, mais avant de partir elle fit promettre à Yim Wing Chun de développer son kung fu et d’aider le peuple à renverser le gouvernement mandchou pour restaurer la dynastie ming.

Yim Wing Chun se maria avec Leung Bok Chau, qui deviendra son élève. Leung Bok Chau prendra ensuite Leung Lan Kwai comme élève et, quand son élève lui demanda quel était le nom de se style, Leung Bok Chau répondît tout simplement « c’est le style de Wing Chun ! ». Leung Lan Kwai transmît son art à Wong Wah Bo, qui le transmît à son tour à Leung Yee Tai, puis à Leung Jan, Chan Wah Shan et Ip Man !