"Je me sens n'être plus dans l'univers qu'un caillou ou un arbuste sur une grande montagne. Conscient de ma petitesse, comment oserai-je m'enorgueillir ?"
Zuangh Zi
[Tchouang-Tseu]

Les branches du Wing Chun dans le monde

Le Wing chun est vraisemblablement apparu dans la province du Hénan. Il s’est ensuite développé à Foshan (Chine) et à Hong Kong.

La popularité du wing chun est due en partie à la notoriété de Bruce Lee qui a suivi l’enseignement du dernier grand maître de wing chun, Ip Man. Mais il a fallu « ocidentaliser » l’enseignement, l’adapter au mode de vie différent que nous connaissons (ceintures pour montrer les progrès rapides, entrainement moins long et moins rébarbatif, aspect self défense développé…).

Les élèves de Ip Man ont développé le style dans le monde entier après sa mort en 1971.
Ses principaux élèves étaient : Leung Sheung, Lok Yiu, Tsui Seung Tin, Wong Shun Leung et Moy Yat. D’autres sont devenus célèbres : Leung Ting, William Cheung, Ho Kam Ming, Ip Chun, Ip Chin et Lo Man Kam.

Des divergences au niveau des techniques existent ça et là.

La plupart des écoles se réclament de l’enseignement de Ip Man. Cependant, le wing chun a plusieurs branches principalement en Chine. On trouve d’autres ramifications en Malaisie, au Vietnam et à Taïwan. En effet, il y a plusieurs systèmes de Wing chun différents et distincts. La plupart de ces systèmes sont diffusés à une échelle restreinte. Historiquement, l’enseignement était réservé aux seuls chinois et peu diffusé.

L’histoire du Wing Chun est rempli de faits véridiques et d’histoires imaginaires. Très tôt, le mystère et le marketing moderne ont beaucoup contribué à la confusion. On a cru que des figures légendaires comme Ng Mui et Yim Wing Chun étaient les seuls fondateurs de cet art et que la lignée Leung Bok-Chao, Leung Lan-Kwai, Wong Wah-Bo, et de Leung Yee-Tai à Leung Jan était acceptée comme la seule branche.

A travers les générations, beaucoup d’anciens maîtres très habiles ont appris cet art, ont contribués grandement à son développement et transmis leurs connaissances. Pourtant, des maîtres comme Cheung « Tan Sao » Ng et beaucoup d’acteurs du bateau rouge comme Dai Fa Min Kam, Gao Lo Chung, Hung Can Biu ainsi que leurs descendants ont disparu complètement à l’exception de rares témoignages.

De même, malgré la montée du communisme et l’exil de nombreux chinois (dont Ip Man), beaucoup de branches comprenant les Yuen Kay-San, Gu Lao, Pao Fa Lien, Jee Shim, Pan Nam, Hung Suen, Pien San, et même les élèves des premières heures de Yip Man à Fushan continuèrent à enseigner.

Tandis que le style de Yip Man se développait à Hong Kong dans les années 50, les style de Yuen Kay-San, Pao Fa Lien, Pien San et Jee Shim arrivèrent juste après. Au delà de la Chine, le Wing Chun s’est développé dans le sud est asiatique en un demi siècle et aujourd’hui beaucoup de branches uniques existent à Singapour, en Malaisie et au Vietnam notamment. A Foshan, l’enseignement y est resté longtemps traditionnel. Certains essaient de le préserver.

A Hong-Kong, l’aspect commercial a pris le dessus. Des stages sont organisés à des prix exorbitants. On y vend des produits dérivés (tee shirt, armes, entrainement). L’influence occidentale est présente. Hong kong a ainsi été propice à l’internationalisation du Wing chun par la rencontre des cultures asiatiques et occidentales et par la diffusion de cet art en Angleterre, puis aux Etats-Unis et dans les pays du Commonwealth. Vous trouverez cependant toujours des petites salles avec un enseignement traditionnel.
La « Ving Tsun Athletic Association » est en quelque sorte l’autorité morale du Wing chun. Cette association avait été créée par Ip Man en 1967. Elle est basée à Hong-Kong. Elle a été peu à peu supplantée par la World Wing Chun Union.

Deux grandes associations existent :

L'International Wing Tsun Association de Leung Ting

La World Wing Chun Association de William Cheung.

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La diversité des écoles représentent la richesse du Wing chun dans le monde.

Dans le monde occidental, il a du s’adapter en complétant le système avec l’apport d’autres arts martiaux le plus souvent.

Deux pratiques coexistent :

– une pratique plutôt commerciale où l’on apprend rapidement dans des « salles surpeuplées » les techniques de base avant d’étudier en parallèle d’autres styles liés le plus souvent à la self défense (tonfa, escrima, self-pro, chinna, etc.) avec la vente de produits dérivés

– une pratique plus traditionnelle dans de petites salles où l’enseignement traditionnel prend le dessus avec une progression plus lente mais plus approfondie de l’art De nombreuses écoles ont vu le jour.

En Amérique du Nord, la présence d’une forte minorité chinoise et la présence de Bruce Lee ont favorisé son extension.
D’autres branches se sont développées en Amérique du Nord notamment :

  • Fut Sao Wing Chun Kuen (Fo Shou Yongchunquan) : style de la « main du Bouddha », introduit à New York par Leung Chi-Man (Leung Hung-Lay, Henry Leung).
  • Hei Ban Wing Chun Kuen (Xi Ban Yongchunquan) : style introduit au Royaume-Unis par Leung Kwok-Keung.
  • Hung Fa Yee Wing Chun Kuen (Honghua Yi Yongchunquan) : le style de la « fleur rouge vertueuse », qui était auparavant connu sous le nom de Hung Suen Wing Chun Kuen (« Wing Chun du bâteau rouge »), fut introduit à San Francisco par Garrett Gee.
  • Hung Suen Wing Chun Kuen (Hong Chuan Yongchunquan) : branche du Gulao Wing Chun Kuen réintégré dans l’enseignement de l’Opéra des Jonques Rouges (Hung Suen) et mélangé avec d’autres systèmes tels que le Nam Tong Long (« mante religieuse du sud »). Elle fut importée aux USA dans les années 1950 par Yeung Fook.